Curl biceps barre : quelle barre, quelle prise et quel programme
Le curl biceps barre est l'exercice de référence pour charger les fléchisseurs du coude et progresser en force comme en volume. Dans cet article, nous allons vous expliquer comment choisir entre barre droite, barre EZ, barre olympique et barre de 28 mm, quelle prise adopter selon l'objectif, quels repères d'alignement respecter, quelles erreurs fréquentes corriger et quel programme chiffré suivre pendant huit semaines. Ce guide complète et approfondit notre page consacrée au curl à la barre en se concentrant sur les critères de choix et les repères mesurables que les autres guides n'abordent pas.
En bref
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Le curl biceps barre autorise des charges plus élevées que le travail aux haltères et des incréments plus fins, ce qui facilite la surcharge progressive.
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La barre droite installe les mains en supination complète ; la barre EZ réduit la contrainte au poignet au prix d'un léger déficit d'excitation du biceps brachial.
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Le curl biceps prise supination produit l'excitation la plus élevée du biceps brachial, supérieure d'environ 19 % à la pronation et de 12 % à la prise neutre pendant la phase de montée.
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Trois repères suffisent à sécuriser le mouvement : buste à moins de 10° de flexion, coudes fixes, tempo de 4 à 5 secondes par répétition.
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Le volume cible se situe autour de 10 séries difficiles par semaine pour les biceps, réparties sur deux séances.
1. Pourquoi le curl à la barre reste l'exercice de référence pour la masse du biceps
Le biceps brachial est un muscle bi-articulaire : il assure la flexion du coude et la supination de l'avant-bras. Le curl à la barre verrouille l'avant-bras en supination et impose aux deux bras la même charge et la même trajectoire. Cette contrainte symétrique explique pourquoi l'exercice reste la référence en salle : il est possible d'y ajouter 2,5 kg par côté, de chronométrer le tempo et de comparer objectivement deux séances.
D'autres points expliquent cette position centrale :
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La charge est répartie sur les deux membres, ce qui autorise des poids absolus plus élevés que le curl aux haltères sans perdre l'équilibre.
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La position des mains est fermée et stable, ce qui limite la dépense d'énergie des fléchisseurs des doigts.
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Le trajet de la barre reste vertical, ce qui rend le mouvement facile à filmer de profil et donc à corriger.
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Les muscles synergistes (brachial antérieur, brachioradialis) travaillent dans des proportions connues, ce qui laisse peu de place à l'interprétation.
Dans la littérature scientifique anglophone, le barbell biceps curl sert d'étalon aux études d'électromyographie (EMG). Une étude conduite auprès de dix culturistes a mesuré l'excitation du biceps brachial lors de curls bilatéraux réalisés en prise supinée, pronée et neutre : la prise en supination génère l'excitation la plus forte, avec un écart d'environ 19 % sur la pronation et de 12 % sur la prise neutre pendant la phase de montée (Coratella et al., 2023). Ce résultat ne dit rien de la croissance à long terme, mais il confirme l'intérêt mécanique d'un avant-bras tourné paume vers le haut.
Il convient de rappeler que le biceps brachial comporte deux chefs, court et long, dont la contribution varie selon l'angle de l'épaule et la position du poignet. Ce point est détaillé dans notre article sur les chefs du biceps.
[Photo originale à insérer : position de départ du curl biceps barre, de profil, bras tendus et barre au contact des cuisses – alt : « Position de départ du curl biceps barre de profil, bras tendus »]
2. Quelle barre choisir
Le choix de la barre détermine trois paramètres : la position du poignet, le trajet de la charge et la facilité à progresser par petits paliers. Le tableau suivant compare les quatre modèles les plus utilisés en salle.
| Critère | Barre droite | Barre EZ | Barre olympique | Barre de 28 mm |
|---|---|---|---|---|
| Longueur et poids | 1,20 à 1,50 m, 5 à 8 kg | environ 1,20 m, 7 à 9 kg | 2,20 m, 20 kg | 1,20 à 1,80 m, 5 à 10 kg |
| Diamètre de prise | 28 mm | 28 mm | 28 mm | 25 à 28 mm |
| Manchons | 25 mm (disques standards) | 25 mm | 50 mm (disques olympiques) | 25 mm |
| Prise naturelle | Supination complète | Semi-supination (coudure de 30 à 50°) | Supination complète | Supination complète |
| Avantage principal | Recrutement maximal du biceps | Confort du poignet | Charge lourde, rotation libre | Prix et encombrement réduit |
| Limite | Tension du poignet en charge lourde | Léger déficit d'excitation du biceps | Encombrement et poids propre élevé | Capacité de charge limitée |
| Public visé | Recherche de masse et de force | Poignets sensibles | Pratiquants avancés en salle | Débutants et home gym |
Barre droite
La barre droite maintient les deux poignets en supination complète, c'est-à-dire paumes vers le haut. C'est la position qui recrute le plus le biceps brachial et qui s'accompagne de la plus grande amplitude de supination. En contrepartie, la supination forcée sur un diamètre de 28 mm place le poignet en fin de course dans une position de tension maximale : les pratiquants dont le poignet manque de mobilité ressentent une gêne à partir de 70 à 75 % du maximum.
Barre EZ
Le curl barre EZ utilise une barre coudée dont les poignets sont inclinés de 30 à 50° par rapport à l'axe horizontal. Cette courbure réduit la supination et rapproche la position du poignet d'une semi-supination confortable. Les études comparant barre droite et barre EZ montrent des écarts d'excitation faibles sur le biceps : la barre droite conserve un léger avantage d'environ 2 % en phase de montée, tandis que le choix entre les deux relève surtout du confort articulaire (Coratella et al., 2023).
Barre olympique
Le curl barre olympique désigne une barre de 2,20 m pour 20 kg, équipée de manchons de 50 mm montés sur roulements. Elle autorise des charges très lourdes, tourne librement et reste stable en fin de série. Son poids propre de 20 kg constitue toutefois un plancher de charge : un débutant qui ne maîtrise pas encore 25 kg au total ne peut pas l'utiliser correctement pour le curl.
Barre de 28 mm
Le diamètre de prise de 28 mm correspond au standard des barres de musculation. Il offre un compromis pertinent entre préhension et transmission de force : en dessous de 25 mm, la main se referme davantage et les fléchisseurs des doigts fatiguent avant le biceps ; au-delà de 32 mm, la paume ne referme plus complètement le tour de la barre et la prise devient le facteur limitant. Pour un travail de curl, un diamètre de 28 mm reste le meilleur choix.
Critère de choix selon la morphologie et les poignets
La décision se prend sur trois critères simples : la mobilité du poignet, la longueur de l'avant-bras et la charge visée.
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Poignets mobiles et avants-bras longs : barre droite, qui tire profit de la supination complète.
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Poignets raides ou antécédents de gêne au poignet : barre EZ, dont la coudure diminue l'angle de torsion.
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Avant-bras courts : barre de 28 mm en 1,20 m, plus maniable et plus facile à placer.
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Charges supérieures à 60 kg : barre olympique, pour la capacité de charge et les roulements.
[Photo originale à insérer : barre droite et barre EZ posées côte à côte sur un support, coudure bien visible – alt : « Comparatif d'une barre droite et d'une barre EZ pour le curl biceps barre »]
3. Quelle prise adopter
La largeur et l'orientation des mains modifient le levier, l'amplitude et le muscle le plus sollicité. Le tableau suivant résume l'effet des cinq prises les plus courantes.
| Prise | Position des mains | Effet principal sur le recrutement |
|---|---|---|
| Supination | Paumes vers le haut, mains à largeur d'épaules | Excitation maximale du biceps brachial |
| Pronation | Paumes vers le bas | Bascule vers le brachioradialis et les extenseurs |
| Large | Mains au-delà de la largeur d'épaules | Supination incomplète, insistance relative sur le chef court |
| Serrée | Mains à l'intérieur de la largeur d'épaules | Supination accentuée, insistance relative sur le chef long |
| Marteau | Paumes face à face, prise neutre | Brachioradialis et brachial antérieur dominants |
Prise en supination
Le curl biceps prise supination est la prise de référence. Les paumes se tournent vers le plafond, les mains restent à largeur d'épaules et le poignet s'aligne sur l'avant-bras. C'est dans cette configuration que l'excitation du biceps brachial est la plus élevée, avec un écart mesuré d'environ 19 % sur la pronation et de 12 % sur la prise neutre en phase concentrique.
Prise en pronation
Le curl biceps prise pronation, aussi appelé curl inversé, place les paumes vers le sol. Le biceps brachial perd l'essentiel de son avantage mécanique et l'excitation mesurée devient la plus faible des trois orientations. Cette variante reste utile pour cibler le brachioradialis et les extenseurs du poignet, mais elle ne doit pas remplacer la supination dans un objectif de masse du biceps.
Prise large
Le curl biceps prise large écarte les mains au-delà de la largeur des épaules. L'avant-bras ne peut plus atteindre la supination complète, l'amplitude utile diminue légèrement et le poignet se rapproche de l'axe neutre. Cette position est associée à une insistance relative sur le chef court du biceps et sur la portion interne du muscle.
Prise serrée
Le curl biceps prise serrée rapproche les mains à l'intérieur de la largeur des épaules. Elle permet une supination plus complète et une amplitude de flexion légèrement supérieure, au prix d'une contrainte accrue sur la face interne du poignet. Elle est associée à une insistance relative sur le chef long, qui forme le relief extérieur du biceps. Les repères anatomiques correspondants sont décrits dans notre article sur les chefs du biceps.
Prise marteau
La prise marteau installe les paumes face à face sur une barre EZ ou une barre à poignées parallèles. Le biceps brachial se situe entre la supination et la pronation, avec un gain d'excitation d'environ 12 % sur la pronation, tandis que le brachioradialis et le brachial antérieur prennent une part plus importante du travail. La variante est utile en fin de séance, lorsque la supination complète devient inconfortable.
[Photo originale à insérer : position des mains en prise large puis en prise serrée sur la même barre, vue de dessus – alt : « Position des mains en prise large et en prise serrée pour le curl biceps barre »]
4. Technique correcte : les repères d'alignement
Aucune sensation ne remplace une mesure. Les repères qui suivent sont observables à l'œil nu ou filmables de profil, ce qui permet de corriger l'exécution sans matériel particulier. Suivez les étapes suivantes.
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Pieds : écart d'environ la largeur du bassin, appui réparti sur les talons et la partie externe du pied, genoux fléchis de 5 à 10°.
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Buste : dos neutre, cage thoracique haute, angle de flexion du tronc compris entre 0 et 10° au maximum.
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Épaules : épaules basses et en arrière, coudes placés sous les épaules, avancée limitée à 5 cm pendant la montée.
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Prise : largeur d'épaules, pouce en opposition, poignet dans l'axe de l'avant-bras, sans flexion ni extension marquée.
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Position de départ : bras tendus, angle de coude de 5 à 15° de flexion, barre au contact des cuisses.
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Amplitude : montée jusqu'à 130 à 140° de flexion du coude, sans déplacer les coudes vers l'avant.
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Tempo : 2 secondes en phase concentrique, 1 seconde de pause en position haute, 3 secondes en phase excentrique.
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Respiration : expiration pendant la montée, inspiration pendant la descente, gainage abdominal actif en permanence.
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Distance barre-buste : 10 à 15 cm à mi-course, afin de conserver un bras de levier vertical.
Le tableau ci-dessous rassemble ces repères sous forme de valeurs cibles.
| Repère | Valeur cible | Effet recherché |
|---|---|---|
| Angle du buste | 0 à 10° de flexion | Supprime l'élan des hanches |
| Position des coudes | Fixes, avancée maximale de 5 cm | Maintient la tension sur le biceps |
| Angle de coude en bas | 5 à 15° de flexion | Place le muscle en position étirée |
| Angle de coude en haut | 130 à 140° de flexion | Contraction complète sans conflit osseux |
| Tempo | 2-1-3 secondes | 4 à 5 secondes par répétition |
| Amplitude totale | 120 à 135° de débattement | Exploite tout le levier articulaire |
| Respiration | Expiration en montée, inspiration en descente | Stabilise le tronc |
| Distance barre-buste | 10 à 15 cm à mi-course | Conserve l'alignement vertical |
| Diamètre de prise | 28 mm | Optimise la transmission de force |
Une étude menée sur 32 adultes débutants a comparé deux amplitudes partielles de curl, l'une proche de l'extension du coude (0 à 50° de flexion) et l'autre proche de la flexion maximale (80 à 130°). Après l'entraînement, l'épaisseur des fléchisseurs du coude a davantage augmenté dans le groupe travaillant en position étirée (Sato et al., 2021). Cette donnée ne remplace pas le travail en amplitude complète, mais elle rappelle que la portion basse du mouvement, souvent négligée, mérite d'être conservée.
[Photo originale à insérer : position de fin de mouvement de profil, coudes fixes et barre à hauteur de poitrine basse – alt : « Position de fin de mouvement du curl biceps barre de profil »]
5. Les 6 erreurs fréquentes qui bloquent la progression
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Balancer le buste pour terminer la répétition. Au-delà de 10° de flexion du tronc, la charge est déplacée par les hanches et non par les fléchisseurs du coude. Correction : réduire la charge de 10 à 15 % et filmer la série de profil.
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Laisser les coudes avancer et s'écarter. Une avancée supérieure à 5 cm transforme le curl en élévation d'épaule. Correction : coller le haut du bras contre un mur ou un support vertical.
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Écourter l'amplitude en bas. Descendre seulement à 40° de flexion supprime la position étirée et réduit le travail utile. Correction : viser 5 à 15° de flexion en fin de descente, à charge réduite si nécessaire.
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Surcharger la barre au détriment de la technique. Une charge qui limite la série à moins de 5 répétitions propres sort de la zone visée. Correction : rester entre 6 et 12 répétitions avec 2 à 3 répétitions en réserve.
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Casser le poignet en fin de course. Un poignet en extension reporte l'effort sur les tendons et coupe la transmission de force. Correction : garder le poignet dans l'axe et réduire la largeur de prise.
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Improviser la progression. L'absence de journal de charges empêche toute surcharge progressive et toute décharge planifiée. Correction : noter charge, séries, répétitions et tempo à chaque séance.
6. Programme de progression sur 8 semaines
Le programme repose sur deux séances de biceps par semaine, espacées d'au moins 48 heures, pour un total d'environ 10 séries difficiles hebdomadaires. Il convient de commencer par estimer la charge maximale sur une répétition (1RM). À défaut de test direct, utilisez la formule d'Epley : 1RM = charge × (1 + nombre de répétitions ÷ 30), à partir d'une série de 6 répétitions propres.
| Semaine | Séries × répétitions | Charge (% du 1RM) | Tempo (s) | Repos | Effort perçu |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 3 × 12 | 60 à 65 % | 2-1-3 | 90 s | RPE 6 |
| 2 | 3 × 10 | 65 à 70 % | 2-1-3 | 90 s | RPE 7 |
| 3 | 4 × 10 | 70 % | 2-1-3 | 90 s | RPE 7 à 8 |
| 4 | 4 × 8 | 72 à 75 % | 2-1-3 | 120 s | RPE 8 |
| 5 | 4 × 8 | 75 % | 3-1-2 | 120 s | RPE 8 |
| 6 | 5 × 6 | 78 à 80 % | 2-1-3 | 120 s | RPE 8 à 9 |
| 7 | 5 × 5 | 82 à 85 % | 2-1-2 | 150 s | RPE 9 |
| 8 | 2 × 12 | 55 à 60 % | 2-0-3 | 90 s | RPE 5 à 6 (décharge) |
Trois consignes encadrent ce tableau :
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Choisir une barre et une prise et les conserver pendant les huit semaines, afin de rendre la progression mesurable.
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Ajouter 2,5 kg dès que la fourchette haute de répétitions est atteinte sur les deux séances avec une technique inchangée.
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Terminer chaque série à 2 ou 3 répétitions de l'échec, sans jamais franchir le seuil où la technique se dégrade. Les recommandations de volume et d'effort publiées par l'ACSM et la fiche hypertrophie de la NSCA situent l'essentiel du travail dans cette zone.
La huitième semaine sert de décharge : elle réduit le volume d'environ 50 % et la charge de 20 à 25 %, ce qui permet d'aborder le cycle suivant sans accumulation de fatigue.
7. Curl à la barre ou curl aux haltères : lequel choisir
Les deux outils ne s'opposent pas, ils répondent à deux besoins distincts. Une comparaison en électromyographie portant sur douze pratiquants entraînés n'a pas montré d'écart significatif entre barre droite et barre EZ, mais a relevé des différences entre le travail à la barre et le travail aux haltères (Marcolin et al., 2018).
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Choisir le curl à la barre pour charger lourd, progresser par paliers de 2,5 kg et travailler les deux bras simultanément.
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Choisir le curl aux haltères pour corriger une asymétrie, accompagner la supination pendant le mouvement et libérer le poignet.
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Combiner les deux dans une même séance : barre en premier exercice, à charge lourde, haltères en second, en série plus longue.
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Utiliser la barre EZ lorsque le poignet devient le facteur limitant, même si le biceps est l'objectif.
Le détail des variantes avec haltères est présenté dans notre guide du curl biceps haltère.
8. FAQ
Quelle est la différence entre le curl barre droite et le curl barre EZ ?
La barre droite place les mains en supination complète, alors que la barre EZ les incline de 30 à 50°. L'écart d'excitation du biceps reste faible, de l'ordre de 2 % en faveur de la barre droite ; la barre EZ se distingue surtout par un confort supérieur au poignet.
Faut-il utiliser une barre olympique pour le curl biceps ?
La barre olympique devient pertinente lorsque la charge dépasse environ 60 kg, grâce à ses manchons de 50 mm et à ses roulements. En dessous de ce seuil, une barre droite de 28 mm ou une barre EZ de 1,20 m reste plus maniable et plus facile à charger.
Le curl biceps prise pronation fait-il travailler le biceps ?
Oui, mais faiblement. La pronation réduit l'excitation du biceps brachial d'environ 19 % par rapport à la supination et déplace l'effort vers le brachioradialis et les extenseurs du poignet. Cette prise est utile pour l'avant-bras, pas pour la masse du biceps.
Quelle largeur de prise choisir pour le curl biceps barre ?
La largeur d'épaules constitue le réglage de départ le plus efficace. La prise serrée accentue la supination et l'amplitude, la prise large réduit la supination et déplace légèrement l'effort vers le chef court.
Combien de séries et de répétitions pour progresser ?
Deux séances par semaine, avec un total d'environ 10 séries difficiles, suffisent à la majorité des pratiquants. La fourchette de 6 à 12 répétitions, à 2 ou 3 répétitions de l'échec, couvre la plupart des objectifs de masse.
Le curl à la barre est-il meilleur que le curl aux haltères ?
Aucun des deux ne domine l'autre. La barre permet de charger plus lourd et de progresser par incréments fins ; les haltères permettent de corriger les asymétries et de libérer le poignet. Les deux se complètent dans une programmation de bras.
9. Conclusion
Le curl biceps barre reste l'exercice central pour développer la masse et la force des fléchisseurs du coude, à condition de traiter la barre, la prise, l'alignement et la progression comme quatre variables distinctes et mesurables. La barre droite convient aux poignets mobiles et à la recherche de recrutement maximal, la barre EZ aux poignets sensibles, la barre olympique aux charges lourdes et la barre de 28 mm aux débutants. La prise en supination demeure la référence, la pronation s'adressant surtout à l'avant-bras. Des repères simples, un tempo de 4 à 5 secondes par répétition et un programme chiffré sur huit semaines suffisent à rendre la progression prévisible. En cas de douleur persistante au poignet ou au coude, il est recommandé de consulter un professionnel de santé ou un entraîneur qualifié avant de poursuivre le cycle.
Sources
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Coratella, G. et al. (2023). Biceps Brachii and Brachioradialis Excitation in Biceps Curl Exercise. Sports. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10054060/
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Coratella, G. et al. (2023). Bilateral Biceps Curl Shows Distinct Biceps Brachii and Anterior Deltoid Excitation Comparing Straight vs. EZ Barbell. Journal of Functional Morphology and Kinesiology. https://doi.org/10.3390/jfmk8010013
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Marcolin, G. et al. (2018). Differences in electromyographic activity of biceps brachii and brachioradialis while performing three variants of curl. PeerJ. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6047503/
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Sato, S. et al. (2021). Elbow Joint Angles in Elbow Flexor Unilateral Resistance Exercise Training. Frontiers in Physiology. https://www.frontiersin.org/journals/physiology/articles/10.3389/fphys.2021.734509/full
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ACSM. Progression Models in Resistance Training for Healthy Adults (Position Stand). https://journals.lww.com/acsm-msse/fulltext/2009/03000/progression_models_in_resistance_training_for.26.aspx
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NSCA. Trainer Tips: Hypertrophy. https://www.nsca.com/contentassets/d27e2ba7e56949229d3eb1aaef7ddcfa/trainertips_hypertrophy_201601.pdf

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